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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 12:29

Par A&S - Publié dans : Actualité

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Samedi à Wembley se déroulera, comme vous le savez tous, la finale de la plus prestigieuse des compétitions de clubs : la Ligue des Champions. Cette année elle opposera deux formations allemandes qui ont, tout au long de cette coupe, enchanté les amateurs de foot, et ont finalement mis un terme à l’hégémonie espagnole. Du coup, la France se tourne enfin vers la Bundesliga et va certainement vouloir copier les bonnes recettes teutonnes – attention toutefois à ne pas imiter bêtement nos voisins outre-rhin.

 

Il y a quelques saisons de cela, la FFF tenait une réunion afin de revoir sa politique de formation. Elle prônait un choix de détection basée plus sur des qualités techniques plus que sur des qualités physiques, comme c’était le cas jusqu’à présent. De son côté l’entraîneur Laurent Blanc nous exposait sa philosophie de jeu tourné vers la possession du ballon et le redoublement des passes. En bref, la France tentait de devenir le Barca. Aujourd’hui le ballon rond hexagonal n’a d’yeux que pour le football Allemand qui fait forte impression aussi bien par son équipe nationale que par ses clubs. Mais il serait fou de penser que la Ligue 1 puisse entièrement importer le modèle de la Bundesliga, tout n’est pas forcément compatible. Pourtant il serait judicieux de copier quelques unes de leurs particularités. 

 

Comme, par exemple, son sens du spectacle. En effet, la Bundesliga est un championnat spectaculaire. De par la quantité de buts marqués d’abord et du football qui y est pratiqué. Avec une moyenne de 2.93 buts par match cette saison, le show offert a dû ravir les spectateurs. S’ils arrivent à fournir un football aussi prolifique c’est grâce à cet état d’esprit, cette conscience que l’on doit proposer aux supporters, du jeu et une volonté systématique de se porter vers les buts adverses. On l’a bien vu cette saison en C1 avec un Dortmund agressif et rapide et ce, même s’il menait de plusieurs buts.

 

Afin d’accueillir cet « Entertainment » de qualité, la ligue teutonne s’appuie sur des infrastructures parfaitement adaptées : les stades ont en effet été modernisés en 2006 quand le pays organisait l’Euro. Ainsi, grâce au contenu et au contenant, l’Allemagne s’impose de plus en plus comme l’exemple à suivre, et cela n’a pas échappé au  superbe joueur italien Marchisio qui en parlait dans le journal turinois Gazzetta dello Sport : « J'aime le football allemand, ils ont de magnifiques stades modernes toujours remplis. J'admire la mentalité des supporters qui ne partent pas même quand leur équipe perd 4 à 0 ».

 

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Tout le monde partage ce point de vue et tout le monde a admiré un jour le « Mur Jaune » au Signal Iduna Park formé par les ultras de Dortmund. Toutefois je vois ici une incompatibilité avec le modèle français. Bien sûr, il est nécessaire de renouveler (comme c’est en train de se produire) nos stades et plus généralement nos infrastructures, pourtant il me paraît impossible de concurrencer l’Allemagne en termes de fréquentation. Et oui… car la France n’est pas un pays de football, et même si on propose, un jour, un jeu léché et riche en buts, à l’intérieur de superbes enceintes ; cela ne suffirait pas à faire venir les foules. On aurait donc du mal à atteindre les 42 000 spectateurs par match (moyenne de cette année en Bundesliga selon la FIFA).

 

On manque clairement d’une « culture foot », d’une histoire nationale autour du ballon rond si on excepte les Verts, L’OM, Platini et France 98. Cela n’est pas imitable, on ne peut s’approprier par exemple, la rivalité extraordinaire qui existe entre les deux finalistes de Samedi ; une rivalité à plusieurs niveaux : Sud/Nord, Droite/Gauche, Riche/pauvre, Chrétien/Prolo… On ne peut, non plus, s’approprier la collaboration entre les dirigeants des clubs allemands qui tirent tous dans le même sens et ont réussi à faire de ce championnat ce qu’il est aujourd’hui. Dans une interview faite au Figaro, Karl-Heinz Rummenigge, président du Bayern, parle de cette cohabitation, parle de cette émulation : "Notre modèle économique est aussi basé sur la solidarité. Le dernier de Bundesliga perçoit ainsi seulement la moitié moins (15 ME) de droits TV que le premier (30 ME)", a-t-il dit.

 

Pour finir, si ce modèle apparaît comme sain et vertueux, on aurait du mal à le transposer entièrement dans notre pays. Seulement, il faut, à mon sens, chercher à s’en inspirer afin de raffermir les structures déjà existantes. C’est le cas pour la formation qui reste, quoi qu’on en dise, performante en hexagone. Il suffirait simplement de privilégier plus souvent la technique et d’insuffler un état d’esprit conquérant, une envie de jouer et de créer collectivement. Il faudrait donner le plaisir du foot, celui-là même que l’on voit s’afficher sur le visage des gamins de Dortmund et qui a contaminé notre Ribery national, qui s’éclate chaque semaine et devient de plus en plus performant avec les Bleus ; preuve s’il en est qu’on a besoin de nos voisins pour progresser.

 

Cyril Daufresne

 

 photos: Gettyimages


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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 15:21

Par A&S - Publié dans : Actualité

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Champion pour la 32e fois de son histoire, Anderlecht empoche une enveloppe de 15 millions d'euros signe d'une qualification pour la prochaine Ligue des Champions, tout ce qu'il faut pour se reconstruire. Le club commencera une nouvelle saison avec des moyens financiers importants mais aussi avec pas mal d'inconnues. Avec de nombreux joueurs sur le départ et en fin de contrat, l'été s'annonce chaud à Bruxelles !

 

Le cas Lucas Biglia

 

Lucas Biglia, le milieu international Argentin de l'équipe est sans doute déjà en partance pour la Lazio. En tout cas, le transfert devrait être officialisé dans les prochains jours. À 27 ans, et après sept saisons chez les Mauves pour quatre titres, El Principito va enfin décrocher le transfert qu'il désire depuis plusieurs années. «Je vais réaliser mon rêve de jouer dans un championnat plus huppé». Le club italien est disposé à faire une offre de 5,5 millions d'euros. L’Argentin a déjà un accord avec les dirigeants Romains. Le capitaine garde un excellent souvenir de son passage au club, le tournant de sa carrière: "En refilant mon brassard à Silvio, je m’envolerai le cœur léger et avec le sentiment du devoir accompli après dix mois de travail intense. Je suis heureux d’avoir offert un beau cadeau d’adieu aux supporters"

 

Mbokani, le rêve british?

 

Dieumerci Mbokani, considéré en france comme un flop après son passage à l'ASM, il est aujourd'hui en Jupiler League l'un des meilleurs joueurs du championnat. Avec dix-neuf buts cette saison, le joueur Congolais attire forcément les regards des clubs étrangers. C'est notamment le cas du Dynamo Kiev, qui s’est positionné avec une offre sérieuse qui n'intéresse pas forcément le joueur. "Je dois aller à Kiev le 28 et le 29 mai afin de visiter les installations et me faire une idée de la vie sur place, précise l’attaquant. Kiev est très concret mais ce n’est clairement pas ma priorité." A moins d'un an de la fin de son contrat, le buteur d'Anderlecht rêve de Premier League. Selon les tabloîds anglais, West Bromwich mais aussi la Fiorentina ont déjà pris leurs renseignements sur le joueur. Affaire à suivre...

 

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Kouyaté, le roc Sénégalais

 

Cheikhou Kouyate, ce défenseur Sénégalais de 23 ans est le joueur qui possède la plus belle cote(argus) à l’étranger. Avec son physique imposant, le natif de Dakar aurait reçu une offre du Dynamo Kiev de 7,5 millions, mais cela ne l’intéresse pas. Son rêve, c'est l’Angleterre et la Premier League mais ce rêve semble être inaccessible, du moins pour l'instant. Le défenseur sénégalais envisage d’attendre son passeport belge en 2014 pour viser ensuite le championnat qu'il désire. A moins qu’un club comme Monaco ne fasse le forcing, il ne devrait pas bouger lors de ce mercato estival. "Il est possible que je reste encore 6 mois au RSCA. Oui, c’est fort possible même. Anderlecht, c’est un club du top. Et si on joue la Ligue des Champions, pourquoi pas ? Ce sera un choix que je ferai, en concertation avec ma maman et mon papa. Parce qu’il y a d’autres championnats qui ne sont pas mauvais non plus. Comme la France." 

 

Ronald Vargas, un départ logique

 

Acheté pour 2,5 millions alors qu’il était blessé, le milieu offensif vénézuélien du Sporting d’Anderlecht Ronald Vargas, qui possède encore un an de contrat avec le club bruxellois devrait changer de cap cet été. Son entourage aimerait qu’il tente une dernière fois sa chance à Anderlecht, pour remercier le club de sa confiance. Depuis son retour de blessure, il n’a jamais vraiment retrouvé son meilleur niveau. On parle de pistes venant du Moyen-Orient, un vrai choix sportif pour retrouver la sélection. Pour le reste de l'équipe, le club devrait garder ses joueurs sauf l'arrivée d'une offre improbable.

 

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Un recrutement important

 

En matière de recrutement, les dirigeants du club ont fixé leurs priorités. Le nom qui ressort le plus est celui de Thorgan Hazard. C'était un véritable joueur dans l'ombre. Frère de la star Belge de Chelsea en Premier League, Thorgan s’est, lui, frayé un chemin bien plus discret pour être la révélation de la saison. Arrivé l'été dernier à Zulte Waregem, il est devenu indiscutable de la bande à Francky Dury. Londres d’un côté, Waregem de l’autre. Une vraie différence, une même complicité pour ses deux frères. “C’est difficile quand tu as ce nom, avec un frère qui a fait toutes ces belles choses en France. Je devais en quelque sorte passer derrière lui et ce n’était pas évident. Car Eden, c’est un joueur exceptionnel pour qui tout a été super vite. Ses débuts ont été fous. Moi, j’y vais à mon rythme…” Aujourd'hui à 20 ans seulement, le joueur est suivi par de nombreux clubs, notamment des clubs Français. Anderlecht fait le forcing pour lui. Dimanche, la direction bruxelloise a accueilli la famille Hazard à l'issue de la rencontre pour la dernière journée des PO1.

 

Dans le reste des rumeurs, on parle aussi de William Vainqueur pour succéder à Lucas Biglia et de Pelé Mboyo pour compenser le départ de Mbokani. Pour le reste, le club se mettra en position en fonction des départs de ses joueurs. Dernier cas à régler pour Anderlecht, ses nombreux joueurs en prêt qui vont faire leur retour dans l'effectif pour la saison prochaine. "On est au bout d’un cycle à Anderlecht, il faut à présent reconstruire une équipe pour les trois prochaines années. La première année d’un nouveau cycle est souvent la plus dangereuse, et aussi celle au cours de laquelle on risque de rencontrer des problèmes. Les transferts entrants, que l’on pense toujours comme étant les meilleurs du monde, ne sont pas toujours des succès, et certains joueurs ont besoin d’un certain temps d’adaptation. La saison prochaine, nous serons vraisemblablement plus vulnérables que ces deux ou trois dernières années." Pour reconstruire une équipe compétitive pour les prochaines années, Herman Van Holsbeeck compte se tourner vers le marché belge. L'été du Sporting d'Anderlecht s'annonce (déjà) très mouvementé !

 

Ali Benyahia

 

photos: RTBF/Rsca.be

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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 18:08

Par A&S - Publié dans : Actualité

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Ça y est, c’est fait le Paris-Saint-Germain peut enfin fêter son troisième titre de champion de France et brandir dès aujourd’hui ce si joli trophée qu’est l’Hexagoal. Si cette récompense ne souffre d’aucune réclamation sur le terrain, il n’en reste pas moins que beaucoup trouvent à redire sur la manière, et que nombre de médias s’interrogent sur la beauté dégagée par le club sous gouvernance qatari et à l’amour que la nation lui voue. Et sur cet aspect en particulier la réponse est sans appel : la France n’aime pas son champion !

 

Avec ce titre, le club francilien se positionne comme le club prêt à prendre la relève de l’Olympique Lyonnais qui attend un successeur depuis 2008 (date de son dernier titre). En effet aucun champion depuis cette date n’a été en mesure de conserver son bien. Pire que cela, les champions successifs ont eu du mal à s’approprier le titre et (si on met de côté le Marseille de 2010) doivent leur trophée dans une certaine mesure à une deuxième partie d’exercice sur les chapeaux de roue. Le club de la capitale, cette saison, est quant à lui leader incontesté, et ce, sur tous les tableaux : buts marqués, buts encaissés, victoires à domicile, victoires à l’extérieur… il se paye même le luxe d’être toujours dans la course pour le classement des cartons obtenus (espérons qu’une fois la suspension de Veratti levée, Paris rattrape le club de Bastia et mette fin du même coup à cette anomalie).

 

Ainsi il n’est pas question de remettre en doute la qualité footballistique de ce groupe de joueurs, programmé pour être champion. Pourtant une trace d’acidité demeure et la France du football, dans sa grande majorité, conserve cette petite gêne gastrique au moment de digérer la nouvelle. Le plus fort a gagné certes, mais surtout : le plus riche a gagné, le plus râleur, le moins aimé et le moins français a gagné… Voilà les ressentiments qui dominent et qui sont tout à fait compréhensibles au vu des relations toujours compliquées qu’ont développées les Français envers le club de leur capitale ressentiments fortement exacerbés depuis l’arrivée du nouvel actionnariat. Seulement, il serait trop facile de blâmer uniquement nos compatriotes pour cette histoire d’amour qui n’a pas eu lieu entre son pays et l’institution Paris-Saint-Germain qui s’apprête à devenir le grand club enfin capable d’aller défier les géants européens et de replacer l’hexagone sur l’échiquier UEFA.

 

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Il y a bien eu un flirt, une petite amourette de vacances… Sur les bords de la Méditerranée, au pied de la cité de Gaudi, le club francilien a usé de tous ses charmes et a presque fédéré la nation entière derrière lui. Pourtant le retour au quotidien fut difficile et après une élimination aux penaltys à Annecy contre l’ETG, les cartons à répétition, le dédain affiché par certaines de ses stars et le coup d’épaule de Léo, ont finit de briser tout espoir de « happy-end » pour le PSG. Alors pourquoi ? me direz-vous. D’abord parce que la domination de cette équipe n’a été que numéraire, dans le jeu le constat est plus nuancé. Il me revient ainsi en tête des victoires 4-0 contre Troyes ou Evian qui ne reflétaient pas réellement ni le match, ni le niveau afficher par les Rouge et Bleus.

 

Ensuite car, à l’image des ses éléments offensifs, le Paris de cette saison fonctionne par à-coup, il n’arrive pas toujours à garder la mainmise sur le jeu, et quand c’est le cas il se contente du minimum (comme se fut le cas contre Lyon dimanche). Les meilleurs atouts du club ne donnent jamais entière satisfaction en championnat, les Lavezzi, Menez, Zlatan ou Patore ne semblent jamais à 100% de leurs capacités. Enfin parce que, comme annoncé dans le titre de cet article, le PSG est un champion sur papier glacé.

 

Comprenez : un champion d’apparat, une icône médiatique, un footballeur starlette, un individualiste qui, à la manière d’un Beckham, serait à des kilomètres de ses fans et rechignerait à leur signer des autographes. Même s’il ne s’agit là que d’une impression générale plus que d’une réalité vérifiable, et que des joueurs comme Sakho ou Matudi me semblent à même de faire remonter la côte d’amour envers les hommes de Nasser Al Khelaifi, ce champion là souffre d’un gros déficit d’image. On peut invoquer la défiance du Français envers l’argent et la réussite, son attachement à d’autres équipes plus emblématiques (Sainté et l’OM), son inquiétude vis à vis du monde arabe ; il n’en reste pas moins que Paris doit maintenant exporter sa réussite sur la scène européenne  et être plus régulier dans le jeu, s’il veut conquérir le cœur des Français et se détacher de cette image de nouveau riche inaccessible, d’une équipe photoshopée pour faire la une des magazines.

 

Cyril Daufresne

Photos: Euronews/Gettyimages

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 22:52

Par A&S - Publié dans : Actualité

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La saison est difficile pour les supporters d’Aston Villa, leur club lutte pour ne pas descendre en D2 anglaise. Malgré cela, ils ont également pu découvrir avec enchantement leur nouveau buteur, arrivé l’été dernier du RC Genk (Belgique), un peu incognito, monsieur Christian Benteke ! Si le club se maintien, il le devra en partie à son buteur maison. Retour sur le parcours de ce jeune joueur et ses perspectives à l’avenir.

 

Cette pépite voit le jour le 3 décembre 1990 du côté de Kinshasa au Zaïre et rejoint rapidement la Belgique où il est formé dans la banlieue de Liège avant de s’engager, dès l’âge de 12 ans, avec le Standard. A seize ans, le jeune attaquant rejoint Genk mais ne jouera pas beaucoup pendant 2 saisons (10 matchs, pour un petit but marqué) et refuse de prolonger pour cette raison. Il décide donc de revenir au Standard et signe un contrat de quatre ans et demi lors de la saison 2008-2009. Encore très jeune, Christian joue 11 matchs (9 en championnat et 2 en coupe d’Europe, pour 3 buts marqués) et est prêté la saison suivante à Courtrai pour gagner en expérience et en temps de jeu. Chose faite, puisque à l’âge de 18 ans seulement, Benteke participe à 38 matchs et marque 16 buts lors de la saison 2009-2010 ! En récompense de cette belle saison, il sera même convoqué en sélection nationale belge le 11 mai 2010 pour affronter la Bulgarie en match amical. On peut dire que le garçon est clairement lancé.

 

Dans les toutes dernières heures du mercato 2010, le jeune Benteke, qui est revenu au Standard après son prêt et qui veut s’imposer au club, se voit dans « l’obligation » de rejoindre Malines en prêt dû à l’achat du buteur Nong (FC Malines). Christian Benteke est prêté à nouveau et réussit une saison correcte avec 21 matchs et 7 buts inscrits au compteur.

 

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Lors de la saison 2011-2012, il revient pour la troisième fois du côté du Standard mais ne veut plus faire la navette et être prêté ! Il estime ne pas avoir d’avenir au club et s’engage avec le RC Genk où il va littéralement exploser. 34 matchs et 16 buts pour l’international belge, les recruteurs de plusieurs clubs font les déplacements pour le voir jouer. Avant d’arriver à Genk, le Stade Rennais s’était renseigné par exemple en France mais avait estimé le joueur trop cher à l’époque (3M d’euros, certains en rigole aujourd’hui).

 

Il commence la saison 2012-2013 avec Genk mais est rapidement sollicité pour jouer en Premier League, avec Aston Villa. Difficile de refuser pour ce jeune buteur bourré de talent, et pour son club également qui récupère tout de même la bagatelle de 8,8M d’euros dans l’affaire ! Et il ne tarde pas à se mettre en valeur outre-manche, en marquant dès son premier match avec Villa face à Swansea après seulement 15 minutes passées sur le terrain ! Son bilan par la suite est impressionnant pour une première saison à ce niveau. Toutes compétitions confondues, le belge inscrit 22 buts en 37 matchs. Son nom risque d’affoler le marché cet été, mais serait-il judicieux pour lui de quitter son club 1 an seulement après son arrivée? Affaire à suivre…

 

Jean-felix (Chronique de Piazzo)

photos: Gettyimages

Communauté : Le Sarmiento
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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 20:09

Par A&S - Publié dans : Actualité

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Avec fougue, insouciance et envie des équipes jeunes et talentueuses telles que Saint-Etienne, Nice ou Lille font souffler, cette saison, un vent de fraîcheur sur notre championnat. Aubameyang, Eysseric, Bothéac, Payet ou Rodelin sont autant de talents en train d’éclore et qui permettent à leur formation respective de se hisser à la course à L’Europe voir mieux en ce qui concerne les Verts. Pour autant les dinosaures du foot hexagonal veillent à garder leur place sur le podium et il paraît très difficile, à nos jeunes prédateurs, de les en déloger.

 

Le vieux Lyon et sa progéniture


L’Olympique Lyonnais, d’abord, qui après un début d’exercice plutôt satisfaisant en terme de fond et de forme, commence un peu « à tirer la langue » à l’image de son milieu de terrain Steed Malbranque. Depuis l’élimination en Europa Ligue face au nouveau club de son ancien capitaine : le Tottenham de Lloris, la formation lyonnaise peine à retrouver le niveau de 2012. Son maître à jouer, premier récupérateur et premier relanceur (milieu de terrain que les plus bilingues d’entre nous qualifieront de « Box to Box »), semble lui aussi en fin de cours. Rageons que cela puisse avoir un lien avec son année sabbatique 2011/2012 et son manque de physique au long terme. Ainsi l’ancien de Fulham, que certain réclamaient en équipe de France en décembre dernier, retombe progressivement dans l’anonymat.

 

De plus, l’OL doit faire face à la désertion de ses cadres et aux conflits internes qui risquent de rejaillir sur le terrain : Lisandro qui abandonne le brassard de capitaine et semble ne plus vouloir occuper le côté gauche de l’attaque des gones, Gourcuff qui traîne, de blessure en blessure, son mal être et qui ne cache pas ses relations tendues avec son entraîneur. Et pourtant… le weekend dernier… un missile, que dis-je, un astéroïde vint transpercer la grisaille quotidienne et permettre ainsi, aux hommes de Rémy Garde, de rester en posture favorable sur les escaliers menant à l’Europe. Ce coup de génie, le club le doit à son nouveau symbole, qui faillit partir à Nice en début de championnat : le jeune Grenier.

 

Ce but, au-delà des difficultés rencontrées dans le jeu, permet au club du Président Aulas de rester compétitif et ce malgré l’accumulation des soucis financiers et les départs de joueurs importants. Cela, il le doit à ses jeunes, ces lionceaux du centre de formation qui apportent leur aide à la guérison de la vielle bête blessée. L’heure est peut-être venue, de confier définitivement le destin de l’OL entre les mains de cette génération et d’aligner au fil des années une équipe de plus en plus « gones » ?

 

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L’Azuréen à sang froid

 

Autre club mythique, autre parcours rocambolesque, autre Olympique : celui de Marseille. On commence à connaître le mode opératoire du prédateur : petite période d’observation, une morsure venimeuse bien placée et couvre sa fuite avec une défense de fer et une arrière-garde imprenable. Droit au but : Oui ! Mais droit au but une seule fois par match ! Cela suffit et cela marche à merveille. Un 1-0 samedi dernier qui a permis aux Marseillais de reprendre leur Deuxième place synonyme de qualification en C1- une « qualif’ » qui semblait pourtant improbable en début de saison et qui pourrait très bien se finaliser dans les semaines à venir.

 

Il est vrai qu’avec les nombreux départs non compensés, un recrutement de joueurs moyens et le choix d’un coach qui s’était tenu éloigné des terrains pour se rapprocher des plateaux télés depuis trois saisons, les supporters craignaient une saison galère –la direction ne les rassurait pas non plus en déclarant, à l’entame de la saison : « vouloir finir le mieux possible ».  Si les craintes de tous les fans s’avèrent justifiées quant au niveau de la qualité du jeu produit, force est de constater que les résultats ont de quoi satisfaire même les plus pessimistes. 

 

En effet : grâce à ses attaquants incapables de se procurer plusieurs occasions mais avant tout implacables dans leur réalisme, grâce à sa solide défense emmenée par N’koulou et Fanni, et enfin à son capitaine indéboulonnable qui commence cette année 2013 au sommet de son art : Le gardien du temple Stevve Mandanda, Marseille est deuxième de Ligue 1. Avec l’achèvement de la restauration du Vélodrome qui se profile, un budget qui se rééquilibre et une probable qualification européenne, l’OM –à l’image de son concurrent lyonnais- est en passe de réussir son année de transition. Une saison qui fût même une année de mutation qui a vu le club phocéen se changer en un prédateur au sang froid s’apprêtant, pourquoi pas, à se faufiler maintenant dans l’Europe entière.

 

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Le règne de la meute des 4 ?

 

Pourquoi ne pas se réjouir de cette situation, d’imaginer avec plaisir une ligue 1 tractée par un « Big Four » sûr de ses forces ? En effet, les dernières équipes à avoir fait le show sur la scène européenne peuvent, à condition de s’en donner les moyens, former un quatuor de choc, une meute assez armée pour s’attaquer aux monstres du continent. L’OL, L’OM, Monaco et Paris : les trois plus grandes villes françaises associées à la puissance financière de la principauté, des équipes capables de redonner de l’allant à notre football trop souvent absent des grands rendez-vous internationaux. Sans vouloir dénigrer le travail d’excellents clubs, pourtant à la peine dès qu’ils sortent du territoire, comme c’est le cas pour Lille, je pense qu’il serait bénéfique de voir ces quatre clubs truster les premiers rôles en Ligue  1. Leurs forts moyens économiques et leurs expériences des joutes européennes, peuvent à court ou moyen terme exister lors des ces prestigieuses compétitions, et pourquoi pas placer à l’image de L’Espagne, l’Allemagne ou moins récemment l’Angleterre, parvenir à placer plusieurs club en demi-finale de la C1 ?

 

Cyril Daufresne

 

photos: laprovence/asm-fc.com

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